Les contacts de ces derniers jours avec le ministre de tutelle, Johan Vande Lanotte (SPA) n'ont pas totalement rassuré les travailleurs de la SNCB sur l'avenir du groupe SNCB.
Les syndicats ont annoncé mardi, après avoir rencontré leurs instances nationales et leur avoir présenté les trois contrats de gestion (holding SNCB, opérateur SNCB, gestionnaire d'infrastructure Infrabel) négociés avec le gouvernement fédéral, qu'ils n'appelleraient pas à la grève sur le rail comme c'était prévu il y a quelques jours.
Préavis de grève de 24 heures du jeudi 9 avril à 22 h au vendredi 10 avril à 22 h dans la division "marchandises" de la SNCB (B-Cargo, IFB, etc.) Les syndicats entendent dénoncer des entorses à la concertation sociale et des coupes sombres dans l'emploi.
La CGT est le seul syndicat à appeller à la grève mercredi prochain à la RATP, les autres syndicats préférant attendre la fin des réunions tripartites.
Les syndicats de la SNCB ont mis sur la place publique jeudi le malaise qui règne dans les rangs des cheminots. Et pour eux la coupe est pleine.
27.000 mécaniciens de Boeing sont appelés à la grève par le puissant syndicat IAM, menaçant le géant américain de l'aéronautique de paralysie de sa production.Cette grève qui menace Boeing de paralysie
Malgré les propositions de dernière minute de la direction de la SNCB, les cheminots ont débrayé vendredi comme le prévoyait le préavis de grève qu'ils avaient déposé. Et comme ils l'ont annoncé, ce sont les trains du matin qui n'ont pas pris le départ. Mais à Liège, c'était le cafouillage où la colère des usagers se mêlait à une certaine incompréhension de leur part.
La grève lancée au dépôt pétrolier d'Ajaccio a entraîné une ruée des automobilistes dans les stations-services pour s'approvisionner. Nombre d'entre elles sont déjà à court d'essence.Menace de pénurie de carburant à Ajaccio
Le groupe SNCB, porté par des résultats en progrès au sein des trois entreprises SNCB-Holding, Infrabel et SNCB, a enregistré en 2007 un résultat opérationnel de près de 150 millions d'euros, en croissance de 13,4 pc par rapport à 2006.
Après la grève qui a totalement paralysé le trafic ferroviaire le 20 mai dernier, et la reprise des négociations qui a suivi la mobilisation réussie des cheminots, la voie semble dégagée pour une paix sociale à la SNCB.
Après des heures de négociations lundi, direction et syndicats de la SNCB ont dégagé un accord qui permet d'éviter la grève générale du 8 novembre. Le texte a été entériné par les permanents des deux organisations syndicales (CGSP-Cheminots, CSC-Transcom).
Environ deux semaines après la signature des contrats de gestion avec le groupe SNCB (la holding SNCB, l'opérateur SNCB et le gestionnaire d'infrastructures Infrabel), les principaux acteurs du dossier - la ministre de tutelle Inge Vervotte (CD&V) en tête flanquée des trois patrons - répondaient lundi aux questions des députés de la commission infrastructure de la Chambre.
Le groupe SNCB a retrouvé de la vigueur et les signaux semblent indiquer que les années sombres sont pratiquement derrière les dirigeants des trois entités (le holding SNCB chapeautant le gestionnaire d'infrastructures Infrabel et l'opérateur SNCB). Témoin de la bonne forme du groupe, ses appétits en termes d'engagements de cheminots.
En attendant les trois contrats de gestion du groupe SNCB (holding, opérateur SNCB, gestionnaire d'infrastructure Infrabel) dont on dit qu'ils sont pratiquement bouclés, le plan d'entreprise consolidé 2008-2012 est prêt.
A l'heure où le groupe SNCB (la holding SNCB et les deux filiales : le gestionnaire d'infrastructure Infrabel et l'opérateur SNCB) est engagé dans une discussion avec la ministre de tutelle Inge Vervotte (CD&V) pour la conclusion d'un nouveau contrat de gestion, "La Libre" a mis la main sur les principales exigences des dirigeants.