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Musicologie

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  • Trompettiste Jazz - Alain Brunet...
    [ Tropettiste ] Alain Brunet débute la trompette à l'âge de 10 ans. A 20 ans, il dirige un ensemble vocal et instrumental à Valence (Drôme). Il est le premier étudiant en musicologie à écrire un mémoire de maîtrise sur le jazz (Sorbonne Paris IV). Il...
  • Dekade [Dge]- Je viens en paix...
    Salutations à tous, comme le veux l'antique tradition, et malgré mon manque d'originalité pour faire cela, je passe par la case présentation :) Prénom : Gérôme (Dge) Age : 21 ans Occupation professionnelle : Etudiant en Musicologie Lieu de vie : Originaire de Nouvelle Calédonie, actuellement à Paris. Caractère : plutôt timide...enfin il me semble. Passions : La musique que je pratique et écoute surtout beaucoup avec des styles allant du Jazz au classique en passant par l'electro. Mes groupes favoris...
  • Retour de Bavière...
    Les vacances touchent à leur fin. Enfin de retour à la maison après 8 heures de route. J'ai encore la tête dans les nuages et beaucoup de mal à redescendre sur terre. La Bavière est une région magnifique avec ces forêts, lacs, sommets enneigés, ces alpages verts, les incontournables châteaux du roi Louis II, ces petites maisons traditionnelles et ces églises aux superbes fresques . A cette période de l'année, les touristes se font encore rares. Avant de retrouver mes casseroles, voici quelques photos, histoire de rester un peu plus longtemps sur mon petit nuage.Nous avons commencé notre périple par Freiburg à la croisée des chemins entre l'Allemagne, la Suisse et la France. Son centre ville est bien agréable. Le vélo demeure le moyen de locomotion idéal. Un vrai bonheur ! Une petite halte au Lac de Constance à Lindau im Bodensee. D'ici, nous avions une vue impressionnante sur les montagnes suisses et autrichiennes.L'église de Birnau entre vignes et lac, un vrai petit chef-oeuvre de style Rococo.Le château de Hohenschwangau (le haut pays du cygne) où Louis II a passé une partie de son enfance. Et juste à côté, le château Neuschwanstein (le nouveau rocher du cygne) tout droit sorti des contes de fées. Julia et Félix nous ont un peu aidé à grimper jusqu'en haut. A 12 km le château de Linderhof (mon préféré). Le moins grand mais le plus mignon. Ancien pavillon de chasse aménagé par Louis II. Très largement inspiré du château de Versailles.Au détour d'un chemin, nous restons stupéfaits devant la grotte (artificielle) de Vénus. Elle rend hommage à l'opéra Tannhäuser de Richard Wagner, très présent dans chacun des châteaux.Sur le chemin en direction de Füssen, l'église de Wies, une des plus belles de Bavière. A l'interieur, elle ruisselle de luxe.Petite halte avant d'arriver en haut du Zugspitze. C'est trop fun de jeter des cailloux dans l'eau !Là, on ne rigole plus. Nous sommes à 2964 m d'altitude. Le thermomètre affiche -4° C à la sortie du téléphérique et j'ai oublié ma combinaison de ski.Vue du ciel, le lac d'Eibsee (un des plus hauts d'Europe) Le tour du lac à pied vaut le détour et réserve de belles surprises.Becky, seule au monde sur son île !Pause déjeuner dans un Gasthof (choucroute, rôti de porc, boulettes de pain et saucisses à gogo)A l'écart du centre de Munich, le château de Nymphenburg. C'était la résidence d'été de la famille Wittelsbach. Louis II naquit dans ce château.L'heure du thé.Voilà, j'ai terminé de jouer les touristes, retour sur terre...
  • Jean Carriès...
    D’ordinaire, les étranges sculptures de Carriès n’occupent qu’une salle reculée du Petit Palais, et ce seulement depuis sa réouverture en 2005; n’étant plus au goût du jour, elles furent remisées en 1935 et le conservateur Raymond Escholier (homme fort polyvalent puisqu’il reçut aussi le prix Fémina et fut directeur de cabinet d’Aristide Briand) fit détruire alors la principale d’entre elles, la maquette de la Porte Monumentale pour faire de la place (oserais-je provoquer en disant que c’est bien là un effet pervers de l’inaliénabilité : un conservateur ne peut pas vendre, mais il peut détruire). Donc Jean Carriès passa de mode pendant 70 ans; il y revient, puisqu’il a aujourd’hui (jusqu’au 27 Janvier) les honneurs d’une exposition au Petit Palais. Est-ce là un effet de la popularité du Seigneur des Anneaux et du “gothique” ? Dira-t-on que la plupart de ces monstres, gargouilles, grenouillards et autres fantasmagories n’éveillent plus guère l’intérêt aujourd’hui que d’historiens d’art très compétents et enthousiastes, mais un peu hors du temps ?  Ce serait injuste, car on trouve aussi dans le travail de Carriès une certaine modernité. Et d’abord cette commande insensée, impossible d’une Porte Monumentale pour la demeure d’une riche Américaine, héritière des machines à coudre Singer. Homosexuelle avérée, Winnaretta Singer épouse un premier prince, puis, le mariage annulé (”si vous me touchez, je vous tue” lui annonce-t-elle le soir des noces), plus tard, un autre (Polignac), tout aussi homosexuel qu’elle. Sa dot renfloue ses maris, nobles mais désargentés, elle a de beaux titres, de l’argent; Paris lui appartient. Le pauvre Carriès, travailleur perfectionniste et expérimentateur constant, a fort à faire avec elle. Ses projets grandioses de décoration de la porte en question traînent, dérapent, coûtent trop cher. Winnaretta veut lui faire un procès. Il meurt à la tâche, à 39 ans. Artiste maudit ou oeuvre impossible, c’est un beau thème; il y aurait matière à écrire une vraie saga, ce que le docte catalogue ne fait pas, rassurez-vous. On peut y voir le même ‘manque’ qu’à la Sagrada Familia, concept perpétuellement inaccompli. Quant à la porte elle-même, elle n’est hélas pas à la hauteur du feuilleton : Winnaretta en vierge triomphante au centre et des dizaines de batraciens mutants et cauchemardesques montant vers elle. “Il n’y a là rien d’apaisant” dit poliment la mécène quand il lui présente ses projets (ci-dessus aquarelle de présentation d’Eugène Grasset). Et ses sculptures ? En voici deux exemples qui m’ont paru plus intéressants que les innombrables masques et monstres de cette exposition. Ce Christ de douleur, en plâtre patiné, se démarque par rapport à toutes les bondieuseries qu’il fait au début de sa carrière, lui qui est issu d’un milieu lyonnais ultra-catholique et a été formé chez un “magotier”. S’y mêlent influences médiévales et tendances symbolistes, qui vont se manifester dans sa série des ‘Désolés’, pauvres hères, miséreux, aveugles, mendiants. Chez eux, ce n’est pas tant l’évidente représentation de la tragédie humaine qui intéresse, mais plutôt le côté fragmentaire, incomplet de ces têtes, sans piédouche ni socle. Mais Carriès n’a pas l’audace conceptuelle d’un Rodin et de ses abattis, ce qui nous prive d’une étape suivante qui aurait été autrement plus excitante. Mais une sculpture, et une seule à mes yeux, emporte tout dans cette exposition, dérangeant tout cet édifice somme toute assez prévisible. Carriès reçoit en 1876 la commande, par la veuve, d’un buste posthume du peintre lyonnais Eugène Allard. Ce dernier a été assassiné à Rome à 35 ans en 1864 dans son atelier par son modèle; histoire intéressante en soi, sur les rapports du peintre et du modèle, rarement vus sous cet angle, mais je n’en sais guère plus. Le buste lui-même, en plâtre, est austère et sans envergure, je vous en fais grâce. Mais Carriès réalise une deuxième sculpture, en terre cuite; est-ce un travail fait en cachette ou est-ce un témoignage de sa sympathie à madame Allard ? Cette sculpture, Le Dernier Sommeil, est dramatique, extraordinairement forte. Sur le visage du défunt, un linceul a été tiré, qui épouse les contours de la tête, mais s’en détache par endroit, se plisse sur les yeux sans regard, sur la bouche sans souffle. C’est un autre visage, une deuxième peau, déformée, bousculée, tourmentée. C’est le visage même de la mort qui est présent là, rendu visible à nos yeux. On pense au portrait de Camille Monet sur son lit de mort, enveloppée de draps bleutés, aux xylographies de l’Enfant malade de Munch où les veines du bois masquent le visage de la mourante. Pour cette tête là, je suis prêt à endurer tous les grenouillards.

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